Les scientifiques marins se précipitent pour enregistrer les effets de la réduction du bruit des océans sur les baleines

0
17

Violer la baleine à bosse

Photo: Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Des rapports sur la faune retournant dans des zones qu’ils n’ont pas fréquentées depuis des décennies et des vidéos virales d’animaux inondant une fois les artères achalandées n’ont pas cessé ces dernières semaines. Il semble que nous avons commencé à réaliser que la vie trouve vraiment un moyen de survivre. Des scientifiques comme David Barclay, Michelle Fournet et Nathan Merchant profitent tous de cette occasion pour enquêter sur l'impact de la baisse du trafic humain sur les baleines et la vie marine.

La première étude fondamentale qui a lancé ce type de recherche a été menée dans la foulée du 11 septembre et est arrivée à la conclusion qu'il existe une corrélation certaine entre le bruit des navires et le stress chez les baleines. Malgré les effets dévastateurs que la pandémie actuelle a sur la société humaine, il n'y a pas eu d'opportunité scolaire comme celle-ci depuis cette première publication. Des chercheurs travaillant dans des observatoires associés à Ocean Networks Canada ont constaté une baisse importante de la fréquence de faible niveau qui est normalement attribuée aux navires. Couplé à des données économiques qui montrent une baisse d'environ 20% des exportations et des importations dans la région, cela indique que nous assistons à un environnement de bruit océanographique plus proche de celui d'il y a 150 ans.

«Nous avons une génération de rorquals à bosse qui n'ont jamais connu un océan calme», explique Michelle Fournet, acousticienne de marine à l'Université Cornell. Nathan Merchant ajoute que son équipe du Center for Environment, Fisheries and Aquaculture du Royaume-Uni «examinera comment le coronavirus affecte le bruit sous-marin dans toute l'Europe». Pourtant, des chercheurs comme Chloé Malinka expriment leurs préoccupations concernant le financement pour collecter ces données. «Compte tenu de la situation économique actuelle, il se pourrait que personne ne puisse se permettre de nous financer», dit-elle.

«Nous avons l'occasion d'écouter – et cette occasion d'écouter ne se reproduira plus de notre vivant», explique Fournet. Les scientifiques prédisent qu'avec des niveaux de stress plus faibles dus à moins de pollution sonore industrielle, les baleines et autres animaux marins vont trouver plus facile de s'accoupler, de chasser et de communiquer entre eux. Nous pourrions même commencer à voir des chants de baleines plus complexes se développer à partir de ces océans tranquilles.

Bien que les résultats de ces projets de recherche ne seront pas publiés avant un certain temps, les premières données indiquent que la faune marine sera affectée positivement par ces fréquences de bruit réduites. Seul le temps nous dira exactement comment ces nouvelles conditions modifient les schémas et les comportements des baleines et combien de temps ces changements dureront.

Les blocages mondiaux donnent aux océanologues une occasion rare d'enregistrer les effets de la réduction du bruit industriel sur la faune marine du monde entier.

Queue de baleine percer l'eau

Photo: Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

h / t: (Le gardien)

Liens connexes:

Ce site Web vous permet de faire défiler jusqu'au fond de l'océan et de découvrir la vie animale en haute mer

Écoutez ce gigantesque Gong de 80 pouces qui ressemble à une baleine sous-marine

Un photographe partage des plongées profondes majestueuses avec de grandes et belles baleines

Vidéo hypnotique de poisson-chat rayé anguille marchant à l'unisson à travers le fond de l'océan